
Se souvenir de moi ? [ Pas de fond musical ]

On est mardi. Tiens, on dirait que ça fait longtemps que j’ai pas constaté de me sentir comme ça un mardi. Avec ce mélange de stress pour les partiels qui débarquent, de blues poussé qui fait que j’ai envie d’une chose : dormir pour que ce soit demain. J’ai juste envie de rien, je lis sans lire les révisions de grec, je vois sans voir les cartes de XIXè et j’ai cette boule dans le fond de l’estomac qui ne veut pas partir. Dans le fond je sais pourquoi, même Manon le sait. J’suis conne c’est tout.
Avoir confiance en soit est une entreprise de chaque jour que je brise toute seule.
C’est énorme de voir à quel point les gens se trompent sur mon compte, en général. Il faut que je sois honnête sur tous les points pendant très longtemps pour qu’il n’y ai pas d’erreur, ou très peu. Blabla blabla.
Comme si depuis quelque temps, m’être replongée dans ce qui datait d’un an avait retiré chez moi la capacité à endurer mentalement. En apparence je tiens, et je tiendrais toujours. Endurer une seule chose et elle s’en rend compte que j’endure plus. Putain j’ai réussit à tenir, un mois, deux fois, merde quoi. Deux claques on se relève on recommence. Et non si j’acceptais simplement de faillir ?
J’aimerais bien ne pas avoir à passer ces partiels. Scolairement, ce n’est un secret pour personne, je n’ai jamais fouttu grand chose et j’ai réussit plutôt brillement . Là je bosse plus que d’habitude dans toutes les matières, mêmes celles où j’ai quelques facilités et dans l’ensemble ça ne me dérange pas. Non mais je me connais. Je me prends à lire ces biographies de femmes qui ont marqué leur temps, Chanel en particulier, enfin ces femmes du vingtièmes. Beauvoir surtout, plus je la relis et plus je me rend compte que toute mon année de seconde a été un aveuglement à la con. Je la croyais papesse heureuse d’un mouvement philosophique en plein essor, femme libérée de toutes contraintes parce que la notoriété et la volonté associée avaient fait d’elle ce modèle de liberté que j’enviais. Libérée des carcans en maintenant la véracité des sentiments et l’existence de la passion. Le pied, l’idéal, parce qu’elle semblait ne souffrir de rien dans ces choix. Grave erreur de l’élève de 16 ans qui idéalisait son homonyme. Autant dire, je n’avais pas tout lu d’elle et je n’étais pas passée par quelques problèmes, sentiments, batailles qui ouvrent les yeux sur les textes et que vous y font voir le message caché que me vantait mon professeur de français de 5è. Beauvoir avait mal, parce que finalement elle aurait voulut vivre une passion d’héroïne de Roman avec Algren, loin de la célébrité, elle aurait voulut avoir des enfants et elle aurait voulut être la muse d’un homme, la seule muse d’un homme. Je l’admire de s’être brisée pour le modèle de couples qu’elle et Sartre voulaient imposer. J’ai cru longtemps que ce modèle était une quasi-perfection. J’ai cru oui qu’il était inattaquable et enviable. Maintenant j’ai de la compassion pour cette femme attristée par le fait qu’elle ne sera qu’une philosophe et pas une amante.
Par contre même si Sartre est un connard, je l’admire toujours autant. C’est un homme. D’ailleurs il voulait se marier lui.
J’ai ce rêve que j’ai fait deux fois, je l’ai refait cette nuit.Il est clair, il se passe ici à Bagnolet.L. me demande si je peux garder Lily 5 ou 6 jours, parce qu’ “on a un problème”. Et il m’explique gêné que Pater a demandé aux g-p de rennoncer à me faire hériter d’une part au profit de Yosh. Que si ils font ça, il retourne chez eux et que tout se passera comme avant. L. me confie Lily car Ch,T et lui ainsi que leur époux respectifs sont réunis au 21bis pour discuter de tout ça…Je referme la porte sur lui, la gamine posée sur la chauffeuse en me demandant ce que je préfère. Je sais qu’il est là mais qu’il dort. Je me demande encore comment expliquer tout ça et je me réveille.
J’ai encore froid.
Banal Fantasy Advent Children. On se remonte le moral comme on peut
” ’cause i’d rather feel pain than feeling nothing at all”
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Il faut toujours un début et une fin aux choses [ One more night ]

Il m’a fait mal ce matin. Mal. Quand je l’ai vu descendre ces escaliers et tourner les yeux vers moi, s’écrouler en larmes à coté de moi dans le canapé, me dire qu’il voulait pas reprendre, pas recommencer. Qu’il voulait rester dans cette ambiance de Noël, avec la famille, voir la famille et vivre en famille. Il est tourné vers ce passé que je fuis, qui me torture ou me fait peur. Lui il refuse de le quitter, son syndrome de Peter Pan le reprend à chaque fois. Petit bonhomme, petit Yosh, dors…. je ne peux qu’imaginer ton mal, je ne le ressend pas.
Ainsi donc c’est achevé 2009, sur une victoire, pas totale, mais au moins, le paradis bleu est toujours aussi efficace. Et maintenant 2010 à commencé, à toute allure. je m’allonge sur mon lit, je fixe le plafond, je me repète ces phrases, ces mots, ceux qui me font sourire, rougir, m’emportent loin, loin, là où visiblement même des fillettes de 19 ans avec “des kms au compteur” n’ont jamais été. Je laisse couler mon sang, à l’éternel point de trépas, j’ai les bruits, j’ai les images, j’ai envie de m’envoler, la fatigue sur les épaules, l’éternel besoin de ne pas se sentir flouée.. Faites qu’elle soit aussi belle, celle là, au moins. Même si je cherche à faire toujours mieux. A l’écoute de Norah Jones et Phil Collins.
Un joint, une absinthe. On est dimanche après midi, encore un jour se lève sur la planète France, pour moi jeudi et vendredi sont indistincts, tout est hier, je me rend de plus en plus compte de cette dimension… Parce que ça ira vite, et si le fantôme de la gare de l’est était une femme, qui a vu les trains à l’heure lui voler trop de temps précieux. Le temps, le temps mais si jamais il arrête de me voler mes rêves, si je me remets à esperer, à croire au possible, à l’incroyable, si j’arrêtais moi aussi de me refuser l’optimisme pour ne pas souffrir ? Dieu est mort je vous présente le surhumain, je vous emmerde, il est mort, il est mort depuis longtemps. Impossible, c’est de plus en plus lourd ce poids là, ça prend de plus en plus de place, cet inutile que j’accumule chaque jour que dieu fait, et de plus en plus en l’an de grâce 2010… Et que les jours meurent, je suis, et ai toujours été un oiseau de nuit.J’ai rangé le rhum, l’eristof black, le champagne…. ça crève les sens sans jamais me mettre mal.
Il lui répète des “je t’aime”, il explose des cœurs sur sa page facebook, mais le pauvre, sait-il au moins qu’il se ment, qu’il n’a jamais croisé l’ombre de ce qu’il promet, qu’il argue aux yeux de tous. Dis moi, toi qui ne connait rien aux codes, même pas capable d’offrir une bague de fiançailles correcte… Mais dis moi, dans ton égoïsme, est ce que tu souffres autrement que pour toi ? Tu souffres du manque, mais est ce que tu as mal, est ce que tu t’inquiètes, est ce que tu sais ce que c’est, ces nuits d’inquiétudes, sans pudeur ni morale, que l’on passe à s’oublier soi, ne plus exister, n’être que prière pour que tout aille bien. Est ce que tu as senti ça pour elle ne serait ce qu’une trentaine de seconde ? Est ce que la peur qu’elle s’efface comme un rêve te prend au ventre à chaque fois que tu penses à “avant” quand tu n’avais pas touché à ça ? Comme si demain tous les dealeurs de cocaïne mourraient d’une crise cardiaque, si ta drogue disparaissait à jamais, si les forêts qui t’apaisent, demain étaient rasées ? Si on brulait tout ce qui aujourd’hui te fait sourire, te tient quand tout devient trop lourd ? Et est ce que tu as peur qu’un jour quelqu’un l’étonne et l’émerveille plus que toi ? Que ta jalousie ne se crée pas de ta honte de perdre ta propriété, qu’elle ne naisse pas dans ta fierté…juste la peur, la peur qu’il existe mieux pour elle et qu’elle s’en rende compte ? Sans lui avouer de peur que cette réalité prenne vie par les mots que tu prononceras ? Faire que tout cet éphémère devienne ton éternité ? Quand je vous vois, quand je te vois… ça me fait rire de mépris, parce que tu prefères ton image, ta fierté et tes délires à ce qu’elle peut t’inspirer. Elle était malade, de “sa” faute… dans ces cas tu t’oublies, tu repenses à ce qu’on t’a toujours dit sur les méfaits de l’alcool, tu fais gaffe et tu fais au mieux pour que ça aille à peu près, peu importe pour toi, peu importe si tu dois balancer tes fringues après, passer 3h sous la douche pour te laver…. Il te manque la capacité d’abstraction. Tu n’as pas compris… c’est pas “ton” bonheur que tu dois vouloir, c’est le “vôtre” en passant par le “sien”….Tu ne vois même pas qu’elle ne cueille jamais la moindre étoile sous tes prouesses, je pourrais en mettre une à chaque fenêtre des maisons de Montmartre….
Attendre et entamer 2010 correctement, en étant au point, continuer ses efforts pour les p’tits trucs. Faire ces deux putains de semaines, la première, reprendre la routine, les heures parfois longues, d’autres plus courtes, s’accrocher à ce bidule qui sonne pour raconter n’importe quoi, utile ou inutile mais le dire, et essayer d’imaginer quand l’heure n’est pas venue, une éventuelle réaction. Attendre, sourire et rougir, se perdre dans les couloirs de ma tête quand mes jambes arpentes ceux du métros, parce qu’il est l’heure, celle où je ne suis pas là bas, pas ici, dans ma tête, à lire…et à répondre. Puis viendra la première semaine de test, la vraie semaine, celle où je rendrais volontiers ma place de major parce qu’elle ne me tient pas à cœur…
Vendredi 16h30.
Please give me one more night… Bon ça suffit… et si je dormais…
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Morceaux Choisis [ LadyBoy]

Papyves : Manon c’est un cas, je ne dirais peut être pas un cas d’école, mais c’est un cas exceptionnel et admirable
Luc :Et bien ma nièce, quelle allure !
Martine : Et ça te plait la vie parisienne ?
Mamie :C’est normal ! C’est Noël !
Pater : arrête de te croire au dessus de tout le monde, redescend sur terre…
Mutter : bah oui, bah bien sûr, y a pas de problèmes quand tu es chez LV mais dès qu’on parle d’aller chez Fontaine tout de suite ça ne va plus ! Tu leur lèches la merde aux bottes en espérant une part du gateau ?
L’alcoolique vous salue, elle est de retour à Paris. Pendant 4 jours elle a à peu près cru mourir. Ce soir elle a prit un vrai repas, et elle a bu du lait. Elle parle pas très fort quand elle est là bas, elle ne tremble que quand ils ne la regardent pas. Elle se tait quand ils la vannent, la moquent, ne reconnaissent pas qu’elle s’en sort en cours et même dans la vie en général malgré…malgré tout…Ce soir elle vous le dit franchement, elle est fatiguée. Fatiguée, elle aimerait se dire que c’était le dernier marathon. Hier soir elle était tellement bien, tellement qu’elle s’est fait descendre ce midi. Quand je suis là bas au 21bis, je peux à peu près tout leur dire, mes conneries, mes joies, mes fiertés un peu aussi. Remercier et vivre à peu près. Il y a des choses que je ne dis pas, mes secrets, mes trésors, mes hontes, certains de mes faits qui ne sont une gloire que pour moi. Et pour ça, ce midi, costard en règle, je quitte la table, “je m’en fous, fais ce que tu veux, ça n’a aucune importance pour moi”.
Impossible, impossible de respirer à fond, physiquement je n’y arrive pas que je suis là bas, je bloque.
J’ai froid, je hais Noël, et le 31 ça sera dur, compliqué, éprouvant. Oui, ça sera surement pas drôle de maintenir certains équilibres, tenter d’en briser d’autres, casser des fiançailles, premier grand éclat de 2010 ? J’aurais tellement envie d’autre chose.
Enfin ce soir j’ai surtout, surtout envie de rien. Je finis mon absinthe et je vais lire.
Parce que demain c’est le début des révisions, je dois continuer de réfléchir sur l’éducation, un jour j’écrirais mes pensées -mode pascal on-. Et puis j’ai deux ou trois choses à acheter. J’ai comme une envie de pleurer tellement je me sens mal dans le fond de mon siège. Fatiguée, lassée, blasée,brisée… Ta gueule, marche et smile, tu n’as pas le choix.
Combien je paye mes efforts ? Je devrais être payée en retour, et finalement c’est moi qui paye.
Quand on s’approche de moi je suis de moins en moins tranquille. Ligne 4.
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Etoile du Soir, que quelqu’un m’explique [ El Tango de Roxane]

H-2, étrangement ça me fait moins rire que la dernière fois que j’ai fait un décompte de ce genre. Dans deux heures, je partirais d’ici, direction Fontaine lès Clercs/St Quentin, réveillon de Noël. Et j’ai pas tellement envie, depuis 3 ans ce n’est plus vraiment Noël.
Je me rappelle, avant, avant tout ça…. Le père avait son après midi, il faisait des truffes dans la cuisine, mutter elle par contre travaillait. On devait être au 21bis à 18h30. A 17h début de l’ébullition, course dans la salle de bain… Et Pater qui montait en température à la moindre remarque. C’était pas toujours drôle il faut l’avouer. Je me souviens que l’on arrivait, généralement CH & S, P & C étaient déjà arrivés, je me souviens de l’année où l’on a eu le chien, il était tout petit, 2 mois à peine, on l’avait depuis 3 jours. Je me souviens que cette année là il y avait O, l’ancien petit ami de C. Il y avait aussi L&L, les parents de M. T&C étaient là aussi, mini T n’était même pas encore en préparation. On a attendu L&M qui étaient en retard, je me souviens même qu’on a bu le premier apéritif à 18h15 sans eux, puis ils sont arrivés. Le grand père s’inquiétait beaucoup. Z m’est tombée dans les bras comme à chaque fois que l’on se revoyait après 6 mois, H et moi ne nous sommes jamais vraiment entendus et à l’époque il était encore plus colérique qu’aujourd’hui. Je me souviens qu’au repas c’était le coq de basse-courre cuisiné au vin, les escargots, et aussi le foie gras. Je me souviens que C était toujours dévouée à la préparation du pain pour le foie gras. Je me souviens que T adore le foie gras et que c’est un de nos points communs. Je me souviens d’être montée dans la chambre de T avec E,Z,H et P pour notre dernière grosse partie de Noël cette année là, à se balancer les coussins et à défaire les lits. Je me souviens on a encore été chercher le chateau fort et les soldats de plomb dans le grenier où on voyait rien et où on avait toujours peur de passer à travers le plancher. Je me souviens que j’ai refusé à Z de venir dans le grenier parce qu’elle était trop petite. H jouait aux petites voitures sur la moquette. Avec P & E, on parlait de nos problèmes respectifs, on parlait de Pater et des reflexions qu’il prenait parfois. “1,2,3….partez pas”. Je me souviens que L montait toujours ” j’vais vous fritter les gros nazes”. On parlait aussi de lui, depuis qu’il était le patron de P, les relations étaient encore plus tendues entre eux. Je me souviens qu’aucun de nous n’aimait la bûches mais qu’on devait descendre chanter les chants de Noël quand même et que Mamie berçait H qui ne connaissait pas les paroles, L chantait aussi fort qu’à son habitude, Mutter silence, de même pour Pater. Je me souviens que S faisait toujours une sale tronche parce qu’il était athée convaincu et que “Les anges dans nos campagnes” ça le faisait doucement rigoler. Je me souviens qu’après la bûche et le champagne dans les assiettes à dessert marron, ils sortaient le tapis de carte et la vodka, je me souviens que je n’ai jamais comprit la belotte, je me souviens que Mamie partait dans la cuisine préparer les cafés et qu’ils attaquaient les corbeilles de fruit. Je me souviens de la crèche, et des santons tellements vieux qu’ils étaient abimés, que St Joseph ne tenait pas debout, qu’il y avait de la vraie paille sur le santon du Christ et qu’il était caché derrière les rochers pour ne le mettre qu’à minuit. Je me souviens du sapin, que je décorais un mercredi après midi une semaine ou deux avant Noël, en essayant de ne mettre que les plus belle décos devant. Je me souviens que je ne voulais jamais repartir, je me souviens que j’avais toujours mal au coeur parce qu’ils allaient se reveiller et ouvrir leurs cadeaux, et que nous on allait revenir après vers 11h le temps que Mutter et Pater se préparent, que quasiment tous les cadeaux seraient déja ouverts et que Z et H joueraient déja avec les playmobiles qu’ils avaient tous les ans. Je me souviens que P dormait dans ma chambre et qu’on avait dû cacher mon réveil dans les toilettes parce que le Tic-Tac lui tapait sur les nerfs. Je me souviens qu’une année P a eu un téléphonne portable et que c’était dans une boîte cylindrique. Je me souviens qu’il fallait partir vite pour arriver à fontaine après.
Tout ça c’est finit, j’ai grandit, j’ai changé, on ne reviendra pas sur ces 3 années où tout à changé, je ne sais même pas pourquoi parfois je crois pouvoir échapper à ces changements. Je me souviens qu’à l’époque Ch hurlait sur Pater qui avait dit à table que j’étais “nulle en physique” parce que je n’avais que 15 et qu’elle avait dit que P et C n’avaient jamais eu autant et qu’ils n’étaient pas nuls. Je me souviens qu’à l’époque j’étais mal différement, j’avais déja peur mais je ne pouvais rien dire et rien faire, pas encore le déclic, je me dis que je n’ai pas assez profité de tout ça . Je tire des leçons de cette éducation là aussi. Je sais bien que si l’an prochain je peux faire le 24 au soir là bas,j’en aurais peut être bien les larmes au coeur, et aux yeux si elles veulent bien monter. Dans un an le bébé de T&C sera né, mini L marchera, je n’ai jamais fait de Noël ni avec mini T ni avec mini L. En fait je ne les connais pas trop, pas autant que P qui sera toujours celui que j’aime le plus et qui est franchement celui avec qui j’ai le plus de facilités à parler. Voilà, plus de calendrier de l’avent en forme de sapin avec des produits yves rocher ou des billets de 20€ dedans… j’ai du mal à ne pas être nostalgique de tout ça, j’ai mal d’avoir grandit quand ça me semblait tellement agréable. Avant j’aimais Noël. Je crois que je n’aurais pas autant de haine envers ce jour si j’avais pu continuer à grandir dans cet univers ambigü et compliqué, pourtant magique pour moi, que Pater craignait tant mais que j’aimais beaucoup.
Aujourd’hui Noël c’est 24/25/26 à Fontaine, là où je suis généralement centre des moqueries. E est le seul garçon, adulé par ses tantes et sa grand mère, qui n’ont ni frère ni fils. El est une petite princesse depuis toujours et même si elle fait des caprices ravageurs c’est noël on lui pardonne tout. M&J on passé 2 Noël en Guyane et Pp&Mm en ont énormement souffert, ce sont devenues les “petites princesses de Guyane”. Elle ne sont jamais là au réveillon, ils le font dans la famille de JM et le 25 avec nous. La famille de A vit à Cannes, c’est trop loin et il n’a jamais fait Noël avec eux donc ils font 24/25 avec Pp et Mm. Moi, je suis l’ainée, je suis celle qui a un fort caractère et qui ne fait rien comme les autres. Ce soir j’ai le chignon serré, le maquillage qui descend assez bas pour cacher quelques souvenirs, robe noir et le regard triste. Et j’ai salement envie de vomir et mal au ventre, je me demande si c’est dû au “cerise-week” ou au stress. Toujours est-il que D va encore chanter Lady Marmelade parce qu’elle sera ivre après l’apéritif, et moi on va me réclamer de chanter du E.Piaf, moi qui n’ai jamais su chanter.
L’an dernier j’ai eu un grille pain et un sèche cheveux. A battre…
Je vais rajouter des Kms à ce qui nous sépare déja, les doigts croisé pour que ça aille, pas pour moi, je sais bien que ça n’est pas possible.
Je vais aller préparer ma valise. Merry Xmas everybody.
Elle se promène dans sa tête, parce que dans ses souvenirs il y a un potentiel incroyable pour la faire se sentir bien. Cette nuit elle s’est encore rêvée l’étoile du soir autour du cou, comme à chaque fois qu’elle va à l’abattoir avec du courage. Elle écoute le Tango de Roxane. Elle s’enfonce….
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Bon, Aron loin d’être con, c’est clair mais loin d’être d’accord avec lui. Je le savais en même temps lundi en empruntant ce bouquin : commencer à lire un philosophe qui a été rédacteur en chef du figaro en lisant une critique de la critique de la raison dialectique de Sartre, c’était la meilleure façon de me le mettre à dos.
Ma chambre, pas chauffée depuis novembre, le chauffage est un luxe, enroulée dans la couette St Etienne en lisant donc ce cher Raymond Aron.
Sms de Ch. à 9h30 ce matin, Man Thérèse est morte dans la nuit. Je n’ose imaginer l’état de Paul et Clémentine. A deux jours de Noël, nice…. Eux pour qui Noël a comme moi le sale goût d’un passé envolé à jamais… ça sera encore pire.
La fête approche et moi je tente de m’échapper le 26 décembre au soir, malgré toutes mes valises et tous mes sacs je prendrais le train, peut être à partir de St Quentin on verra bien.
Pater ce matin au petit déj’, me sortant que le montbazillac c’est dégueulasse. Tant pis pour toi, et heureusement je n’avais pas de bouilloire, j’étais encore en train de me servir un thé salutaire, seule nourriture jusqu’a demain soir je pense à moins que je vole une bouteille de lait mais ici c’est le lait demi écrémé qui règne. Beurk.
Dans ces moments je me rend compte que je suis vraiment en conflit avec la nourriture. ça m’inquiète un peu parfois quand je me compare à d’autres. Ou quand je vois que même la robe du concert de R+ que j’ai essayé hier commence à bailler aux hanches et dans le dos.
Les vacances sont terminées…
J’ai passé un moment face à la glace dans la nuit, étrange être que je suis, ne dormant pas à 5h du matin et essayant de reperer sur son visage d’éventuelles traces de ses inquiétudes, il paraît que j’ai le visage qui marque quand je suis à Trosly. si c’est vrai c’est une défaite. Je n’ai vu que ce que je sais, mon maquillage déjà un peu effacé par une journée écoulée, le blond refaisant surface en hauteur, nombre de choses que je n’apprécie pas sur moi mais rien ne prouvant mes inquiétudes pourtant présentes.
WTF ? Loupé -_-’
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Protégé :


Georges Sand, Mercutio, Baudelaire… [ Onde sensuelle ]

Et un jour de plus qui s’est levé sous mes yeux, étrange le bleu ce matin, très lumineux, plus qu’un bleu d’été.
J’ai rêvé, encore. Un rêve probable, à une semaine de Noël. La salle à Trosly, une fête en l’honneur de pater, les deux familles invitées, la sienne “parce qu’il n’a pas eu le choix et que ça aurait été pire”, on s’engueule, je finis par me lever et traverser la salle, il me hurle que je le fais chier qu’a cause de moi ça ne peut jamais bien se passer, se lèvent 3 ou 4 personnes, dont Cécilia et Christine. Je m’assois sur le sol dans les toilettes, les larmes viennent. La suite… dans ma tête, avec le sourire.
Après non sens, une ville qui se transforme en intérieur d’appartement, des escaliers cachés par une serviette, Un nom de rue ” avenue gambetta” dans une ville qui ne m’est pas connue.
La première partie était tellement probable, à part peut être la suite.
Quelques nouvelles de P. hier, qui m’inquiète de plus en plus. Le 31 je cherche juste à semer le doute dans son crâne. A essayer de la lui montrer telle qu’elle est. Alors qu’il faudra aussi que je soulage ma conscience, à savoir si elle a réussit son but, “être la meilleure de toutes”. Et s’amuser aussi peut être un peu, parce que c’est le but de base. Mais je ne m’amuse pas de manière très catholique.
As tu un nom ? Moi non plus.
Nous sommes samedi matin, j’ai des montagnes de choses à faire, quelques courses, du ménage et du rangement.
Il a neigé, mais ça disparaît. Paris retrouve l’asphalte gris. Je suis en vacances, pas de ligne 4 jusqu’à Clignancourt pendant deux semaines. Ça commence à craindre un minimum, mais je n’ai toujours pas peur. Je suis sur la défensive, pas détendue pas apeurée. Mais avouons que ce n’est jamais le meilleur moment de la journée.
La Reine Maab qui tourne, le sourire au poème de Georges Sand, relecture des épaves de Baudelaire…..Voluptia-Luxuria.
Peut être penser à manger.
Mail de Christine ” En attendant le plaisir de se revoir”. Pater dans la liste des destinataires.
J’attends midi et après au boulot.
on holidays…
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Woow…. [ La jeune fille aux chaussures rouges ]

La prof de TD de XIXè a décidé de ne pas être là. Le must, elle nous prévient par sms. Encore mieux, si il fallait qu’elle soit absente, c’était bien cette semaine tiens : elle me laisse mon mercredi après midi pour apprendre encore plus de géomorphologie ( et rattraper le sommeil que j’ai pas eu cette nui et dont j’ai besoin)
Je crois qu’il y a un mot d’ordre à Clignancourt : on vous donne un programme de révision, vous vous faites chier à le bosser, à apprendre par cœur noms et dates, évènements, traités, alliances pour… être interrogés sur autre chose. A lire les 20 premiers chapitres des mémoires de Choiseul, soit avant qu’il ne soit ministre. Interrogation sur les réalisations du ministère Choiseul. Et oué…
Demain : Géographie Historique : 10h ( Commentaire de documents)
Géomorphologie Générale : 12h30 ( Analyse topographique, analyse géologique, commentaire géomorphologique )
Géographie de la population : 14h 30 ( Commentaire d’ensemble documentaire)
Et le soir, train jusqu’a Marly le Roi, voir le tonton ( à ne pas confondre avec “l’oncle”… oué je sais c’est des trucs bizarre chez moi, mais j’ai que deux vrais oncles, et j’y tiens beaucoup), voir Titou et s’en occuper. Gros programme que celui de demain.
Ah aussi : pas le temps de ravitaillement entre les épreuves, j’enchaine la géohistorique, la géomorpho et la géopop sans pause. Tout va bien.
Après mon magnifique catalogue de plaintes :
Mon goethe est revenu beaucoup plus vite que prévu ! on s’en fout, c’est pas ça l’important… L’important c’est que je ne peux pas tout prévoir, que j’ai cependant une certaine clairvoyance sur certaines choses mais que ça fait 2 fois que je ne vois rien venir. Du tout. Et que pour cette raison et bien je suis totalement, complétement, carrément… ravie. Je n’ai rien à exiger, rien à demander, je peux garder les yeux fermer même sur une corde de funambule. Il m’a fallut une bonne grosse demie heure pour me rendre compte que je ne dormais pas ( vraiment pas) et il n’y a qu’hier soir à la lecture des conséquences de la guerre de succession de Pologne ( pourquoi je ne sais pas ) que j’ai prit conscience de tout ça, réellement…
Maintenant j’attends, les délais se raccourcissent de plus en plus, on ne tient même plus une semaine complète. Dimanche, et lundi, et mardi. Et l’anniversaire de M-L. Mais avant, consécration pour 4 mois de réflexion et de préparation. Et une semaine d’agonie, aussi. Mais ça, je ne le regrette pas.
Non rien de rien, non je ne regrette rien, wenn ich ihre haut verliess der frühling blutet in paris..
L’immaculée conception doit avoir sacrément pitié de moi parfois. Pourtant nous n’avons pas de point commun ( à part si elle était blonde à la base, avec des yeux bleus peut être mais en dehors de ça, sa caractéristique principale je ne l’ai pas …). Récitons 3 ave maria en remerciement. Nan je déconne, mais là ça met à ma certaines de mes certitudes. Boh en 2009 j’aurais donné 6€ pour la rénovation et l’entretient de la cathédrale notre dame. Amen.
Et cette fois c’est moi qui avait cessé d’y croire.
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C’est assez rare pour être noté [ Mein Herz Brennt ]

C’est dans ces moments là que je me pose, complétement, que je réflechis sur moi même comme souvent, et que mes conclusions me surprennent.
Je me connais, je me connais même bien. Torty m’a dit un jour qu’il était impossible que l’on se connaissent complétement, j’étais en seconde et je me souviens que ça avait tourné à l’enguelade entre lui, Manon G., et moi. On parlait de la résistance, et Manon soutenait qu’elle aurait résisté qu’elle en était sûre. Et lui soutenait qu’en fonction du contexte on ne pouvait rien dire, parce qu’on avait pas la pression et la peur de l’époque sur les épaules. J’avais simplement ajouté que je crois qu’on a des valeurs au fond de nous et que si on y tient on ne les renie pas, et que ces valeurs là traverseront les époques. J’avais aussi dit que la seule barrière à ces valeurs, ce sont les sentiments. Je ne sais pas pourquoi je me souviens de ça maintenant. Je me rappelle aussi d’une autre enguelade, Ludivine et moi, pendant le cours de Torty, à propos du féminisme. J’avouerais aujourd’hui que j’ai mis de l’eau dans mon vin et qu’elle m’a fait réfléchir.
Tout ça pour en venir au fait : je suis “calm and quiet”. Je n’y croyais qu’a moitié quand je l’ai annoncé tout à l’heure. Généralement, quand j’ai la sensation que des choses qui peuvent m’impliquer se déroulent sans mon contrôle, d’une part je m’énerve, d’autre part je tremble, et ensuite je réfléchis assez rapidement pour savoir comment reprendre le contrôle et surtout comme le faire discretement. Là rien. Et ce n’est même pas le résultat d’un long moment à me marteler le crâne de beaux souvenirs rassurants pour me rammener au calme, non c’est un état. Je constate que je suis comme ça sans le moindre effort alors qu’au fond de moi je sais que ce n’est pas la réaction “normale”. Si j’avais moi aussi encore besoin de me prouver quelque chose, je crois que là j’ai réussit. J’aurais préféré le noter dans un book, je retranscrirait ça plus tard.
Pourquoi ? Parce que même si mes books ne survivraient pas à l’épreuve du feu, je leur fait bien plus confiance qu’aux bugs informatiques.
Je devrais être en train de réviser pour mes ds et en train d’achever mes dms pour la semaine prochaine. En fait je n’en fait rien, je suis assise en tailleurs sur ma chaise de cuisine, le dos à la fenêtre, les yeux rivés vers le micro onde sans vraiment le voir, étonnée par moi même….
Il y a un truc qui n’a pas tenu par contre, c’est mon estomac. Pas grave je compenserait le manque avec du lait, mais ça faisait longtemps tiens.
Pour le réveillon du jour de l’an, j’espère que mon plan A fonctionnera. Parce que je fait tout pour en plus, j’y mets les moyens financiers, légaux et illégaux, stylistiques, humains ( sic sic sic sic ) pour y arriver. Et si ça échouait ? Complétement, si je me ramassais ? Plus je m’éloigne de mon style habituel et plus j’ai peur d’avoir l’air de rien. On verra bien, le seul jugement auquel je me plie est généralement sans appel.
Mon jus de cramberry est radioactif.
“I’M GONNA SHOW YOU TONIGHT ! I’M ALLRIGHT ! ”
Et merde, je suis partagée entre le “totalement shootée par son propre étonnement” et ” super motivée pour sautiller partout et finir par utiliser cette énergie à bosser”
Est ce qu’un jour je serais ivre ? Est ce que ça va suffire ? Je ferais ça en beauté ! La vodka et le rhum c’est pour être torchés, on fera ça au champagne et au montbazillac pour être ivres.
J’ai rien bu, rien prit, et pourtant j’ai l’euphorie. Parce que je ne me suis pas trompée sur mon compte…Et que ça me fait plaisir. Au final, je sais pourquoi je me rappelle l’anecdote avec Torty. Parce que j’avais dit que je réagirais de telle façon, quand j’aurais juste à me laisser guider les yeux fermés. Sauf que jusque là j’avais jamais réellement expérimenté. Et je me suis même pas plantée, oui j’ai les yeux fermés, peut être même les mains liés parce que je ne peux rien faire, et je crois que je m’en fous. On verra…. I’M ALLRIGHT.
Même moi je n’en revient pas… Ce genre de mots, j’arriverais pas à les prononcer il a fallut que je les écrive, et pourtant j’aurais dû les dire, quelque chose d’assez grandiose pour être annoncé avec le tapis rouge, les roses ( rouges aussi ) et le champagne. But I let you work, I know you’ll read that enough quickly…
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